Décrire votre demande sans vous sentir jugé
Beaucoup de gens hésitent à écrire parce qu’ils ne savent pas encore ce qu’ils veulent. C’est une raison suffisante d’écrire quand même. Votre demande peut se limiter à ceci : je commence mes recherches, j’ignore si c’est possible, voici où se trouve le tatouage.
Elle peut aussi être précise. Un effacement recherché, ou seulement un éclaircissement destiné à préparer un recouvrement, est une demande que l’autorité sanitaire décrit explicitement, puisqu’une partie des personnes tatouées souhaite diminuer la densité d’encre plutôt que tout retirer. Elle peut enfin mentionner une visée thérapeutique, distincte de la démarche esthétique.
Dans tous les cas, écrire ne vous engage à rien. Vous restez libre de ne pas donner suite après le rendez-vous, et personne ne vous rappellera pour vous convaincre.
Il n’est pas utile non plus de rédiger un dossier. Vos antécédents détaillés, vos traitements en cours, vos photographies : gardez-les pour la consultation, où le médecin pourra les examiner et les interpréter. Quelques lignes sur ce que vous portez et sur ce que vous cherchez suffisent pour caler un rendez-vous. Le reste se dira de vive voix, devant quelqu’un qui a le droit et les moyens d’en tirer des conclusions.
Ce qui se passe après la consultation
Si vous décidez de commencer, la première séance se fixe à un autre jour : nous ne traitons jamais dans la foulée de l’examen. Entre deux séances, l’intervalle fait partie du traitement, parce que c’est pendant lui que votre organisme évacue les fragments de pigment. Vous repartez chaque fois avec la conduite à tenir et la date du rendez-vous suivant.
Ce que nous ne vous dirons pas, c’est combien de séances il faudra. Aucun chiffre honnête ne se pose avant d’avoir vu comment votre peau répond à la première. Ce que l’on peut préparer avant de venir reste, lui, entièrement entre vos mains.
La décision reste la vôtre
Le médecin vous dit ce qu’il envisage ; vous restez libre d’accepter, de demander un second avis ailleurs, ou de ne rien faire du tout. Un tatouage qui gêne aujourd’hui peut attendre six mois sans que cela change quoi que ce soit au résultat possible.
Vous ne trouverez sur cette page aucune photographie de résultat, aucune comparaison d’avant et d’après, et aucun témoignage portant sur un résultat médical. La peau d’une autre personne, avec une autre encre, ne vous apprend rien sur la vôtre.