Ce qui coince, ce n’est pas le trajet
Dix kilomètres à vol d’oiseau : la commune est en première couronne, et se rendre à un rendez-vous dans l’agglomération ne relève pas de l’expédition. La difficulté est ailleurs. L’appareil casse les particules d’encre en fragments, et c’est ensuite le corps qui les élimine, à son rythme. On ne raisonne donc pas en rendez-vous, on raisonne en série de venues.
Combien de venues ? Aucune source ne permet de l’annoncer, et nous ne le ferons pas. Le seul ordre de grandeur publié par une source institutionnelle est un constat de déception : le Haut Conseil de la santé publique décrit l’exaspération d’un patient qui pensait que quelques séances suffiraient et qui doit en subir jusqu’à douze ou treize. C’est un avertissement, pas une durée annoncée.
Les jours qui suivent une séance comptent aussi
Le rendez-vous ne s’arrête pas quand on sort du cabinet. Parmi les complications relevées par le Haut Conseil de la santé publique figurent la douleur pendant l’acte, parfois un saignement non négligeable, un érythème tenace, l’apparition de petites cloques, des dyspigmentations, et des cicatrices souvent atrophiques. Ce n’est pas écrit pour effrayer : c’est écrit parce que cela s’anticipe.
Concrètement, une séance n’est pas un créneau qu’on glisse entre deux courses du samedi et qu’on oublie. Les vêtements qui frottent, le sport, l’état de la zone traitée : posez-nous ces questions avant, pas le lendemain. Deux pages y reviennent, sur les soins des tout premiers jours et sur ce que devient une zone traitée face au soleil.