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Détatouage laser

Le détatouage au laser, expliqué avant de le vivre

Décrivez votre tatouage

Quelques lignes suffisent : elles préparent votre consultation au centre.

N’écrivez sur votre santé que ce que vous jugez utile.

Gratuit et sans engagement. Ce que vous écrivez reste au centre, jamais sur une liste d’annonceurs.

Vous savez déjà que le détatouage se pratique au laser. Ce que personne ne vous explique, c’est ce que l’appareil fait réellement à votre encre, ni pourquoi le médecin en choisit un plutôt qu’un autre. Nous vous racontons la méthode telle que l’autorité sanitaire française la décrit, sans l’embellir et sans rien y ajouter. Vous y trouverez aussi les risques, nommés, et la seule règle de sécurité que la source écrit noir sur blanc.

  • Le laser ne gomme rien : il fragmente le pigment, votre organisme évacue les fragments
  • La longueur d’onde se choisit selon la couleur de votre pigment et votre type de peau
  • Sur les phototypes foncés, une seule longueur d’onde est autorisée par la source
  • Les risques sont nommés, pas minimisés : douleur, saignement possible, cicatrices

Ce que le laser fait à l’encre, et ce qu’il ne fait pas

Commençons par l’image qu’il faut abandonner : le laser n’efface pas un dessin comme une gomme effacerait un trait de crayon. Sous votre peau tatouée se trouvent des particules solides de pigment, déposées dans le derme. Le faisceau provoque leur fragmentation. Les fragments, devenus assez petits, sont ensuite transportés loin de la peau par votre organisme lui-même. C’est la description qu’en donne le Haut Conseil de la santé publique dans son avis de décembre 2020.

Deux conséquences en découlent, et elles expliquent presque tout ce qui suit. La première : le résultat n’apparaît pas à la fin de votre séance, il se construit dans les semaines suivantes, pendant que votre corps travaille. La seconde : ce qui compte n’est pas la puissance brute de l’appareil, mais sa capacité à casser un pigment donné, à la profondeur où il se trouve, sans abîmer ce qu’il y a autour. C’est une affaire de longueur d’onde, pas de force.

Pourquoi il n’existe pas un laser, mais une famille de lasers

Le choix de l’appareil dépend de deux éléments, et de deux seulement selon la source : la couleur du pigment et le type de peau. C’est pour cette raison que nous regardons votre tatouage avant de parler de matériel, et jamais l’inverse.

Le Haut Conseil publie la liste des lasers qu’il juge évalués et adaptés au détatouage. La voici, dans ses termes :

  • le laser nanoseconde Nd:YAG, à 1064 nm et 532 nm, surtout pour les encres noires et rouges
  • le laser nanoseconde Alexandrite, à 755 nm, surtout pour les encres vertes
  • le laser nanoseconde Rubis, à 694 nm, pour les encres vertes et pâles, très peu diffusé en France aujourd’hui
  • le laser picoseconde Nd:YAG, à 1064 nm et 532 nm, parfois doté d’une troisième longueur d’onde à 670 ou 785 nm
  • le laser picoseconde Alexandrite, à 755 nm, parfois associé à 1064 et 532 nm

Le tableau de l’annexe, et les trois pièges qu’il tend

L’avis ajoute, à la suite de cette liste, une phrase que peu de pages commerciales reprennent : « l’utilisation d’autres types de lasers n’est pas recommandée ». Si un appareil vous est présenté sans que vous puissiez le rattacher à cette énumération, la question mérite d’être posée.

L’avis ne s’arrête d’ailleurs pas au corps de son texte. Son annexe contient un tableau qui associe les lasers déclenchés aux pigments qu’ils visent : Nd:YAG 1064 nm pour le noir et le bleu, Nd:YAG 532 nm pour le rouge, Alexandrite 765 nm pour le noir, le bleu et le vert, Rubis 694 nm pour le noir, le bleu et le vert.

Ce tableau se lit avec précaution, pour trois raisons. D’abord, il ne couvre que les lasers dits déclenchés : les appareils picosecondes sont traités dans un paragraphe distinct et n’y figurent pas, donc aucune couleur ne peut leur être attribuée depuis lui. Ensuite, le corps de l’avis et son annexe ne donnent pas exactement la même longueur d’onde pour l’Alexandrite, 755 nm d’un côté, 765 nm de l’autre : citer l’un en croyant citer l’autre produit une association inventée. Enfin, et c’est le point qui vous concerne le plus, une marque dans ce tableau signale une application, jamais une performance comparée.

Autrement dit, aucun classement des couleurs ne se déduit de ce document. Les pages qui hiérarchisent les encres par vitesse de disparition ajoutent quelque chose que la source ne contient pas. Cette page ne le fera pas.

Vous savez maintenant à quoi vous attendre. Reste à savoir ce que votre tatouage à vous permet : c’est la consultation qui le dit.

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La règle de sécurité que la source écrit sans détour

Sous ce tableau figure une phrase courte, et elle a valeur de règle : seuls les lasers à 1064 nm, c’est-à-dire les Nd:YAG, peuvent être utilisés sur des phototypes foncés. Le phototype désigne la manière dont une peau réagit au soleil, du plus clair au plus foncé ; il caractérise la personne, pas le tatouage.

Cette phrase mérite d’être connue du patient autant que du praticien. Si votre peau est foncée, demandez quelle longueur d’onde sera utilisée : ce n’est pas une question d’expert, c’est une question de sécurité, et elle a une bonne réponse, publiée. Elle explique aussi pourquoi votre type de peau figure, à égalité avec la couleur de votre encre, parmi les critères de choix de l’appareil.

Le laser CO2 fractionné : un appoint, jamais une méthode isolée

Vous croiserez peut-être ce nom en cherchant. Le Haut Conseil le cite, mais dans un rôle précis : associé aux lasers déclenchés, pour diminuer le nombre de séances et donc le risque de cicatrices. Il n’est pas présenté comme une technique de détatouage utilisable seule.

La nuance n’est pas académique. Un appareil vendu comme la méthode alors que la source le décrit comme un complément, c’est un décalage qu’il vaut mieux repérer avant de s’engager qu’après. Posez la question, simplement : la réponse vous dit à qui vous parlez.

Les risques, nommés plutôt que contournés

Aucune page honnête ne peut écrire que ce geste est anodin. L’avis énumère la douleur pendant l’acte, parfois un saignement non négligeable, et surtout des cicatrices souvent atrophiques qui rappellent le tatouage. À cela s’ajoutent d’autres effets possibles :

Ces effets ne sont pas un programme annoncé : ce sont des possibilités que la source nomme, et que nous reprenons avec vous avant votre première séance. Ce à quoi ressemblent les premiers jours après une séance se demande au même moment, pendant que vous êtes encore assis en face du médecin.

  • des dyspigmentations, c’est-à-dire des zones qui ne reprennent pas la teinte de la peau alentour
  • des réactions allergiques
  • un érythème, une rougeur, qui peut être tenace
  • l’apparition de petites cloques
  • l’assombrissement de certaines encres, surtout les tatouages cosmétiques rouges, marrons et blancs

Le reste dépend de votre encre, de votre peau et de votre histoire. Venez nous en parler, le médecin regarde et vous répond.

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Les procédés que le Haut Conseil recommande d’interdire

Le dernier point de la liste précédente est celui qu’on découvre le plus souvent trop tard. Nous dire la couleur de votre encre avant la première séance n’est donc pas une précaution de maniaque : c’est la donnée qui oriente le choix de l’appareil, et ce qui se joue lors d’un premier rendez-vous commence fréquemment par cette question. Notez aussi qu’aucune donnée d’incidence propre au détatouage n’est publiée : l’avis écrit que les prévalences et les incidences des complications réelles sont très peu connues, faute d’un dispositif de surveillance adapté. Personne ne peut donc chiffrer la fréquence de ces effets.

Puisqu’il est question de méthode, il faut dire ce qui n’en est pas une. La deuxième recommandation de l’avis est écrite en toutes lettres : en matière de détatouage, interdire toute utilisation de produits chimiques, et recommander exclusivement le recours au laser adapté à cet acte.

L’avis décrit ces procédés, souvent l’injection d’un produit dans le derme, fréquemment de l’acide lactique, et ce qu’ils provoquent : une inflammation, une escarrification de la partie tatouée, parfois une nécrose tissulaire suivie d’un processus cicatriciel de plus ou moins bonne qualité. Il ajoute que ces produits ne sont soumis à aucune réglementation, qu’ils sont appliqués par des non-médecins et des non-paramédicaux sans étude de sécurité ni étude toxicologique préalables, et que la reprise coûte cher sans espérer un résultat esthétique convenable.

Et pas seulement les produits : les machines aussi sont nommées

On parle beaucoup du détatouage chimique, et à juste titre. Mais l’avis du Haut Conseil ne s’arrête pas là : après avoir décrit ce qui est adapté, il nomme ce qui ne l’est pas, et il le nomme machine par machine.

Sa phrase est courte : « Toute autre technique de détatouage est donc à proscrire ». Suit la liste, telle quelle : la dermabrasion suivie d’application ou non de sel ; l’électrochirurgie et l’excision chirurgicale ; le laser CO2 conventionnel ; tout laser dermatologique qui émet des pulses longs, en millisecondes, une lumière pulsée intense ; l’injection d’acide lactique au sein de l’encre du tatouage.

Un point mérite d’être souligné parce qu’il tombe pile là où le public se trompe. La lumière pulsée intense est la machine que le décret de mai 2024 autorise justement les esthéticiennes à utiliser, pour l’épilation. Un institut peut donc la détenir tout à fait légalement, et elle figure quand même dans la liste de ce qu’il ne faut pas employer sur un tatouage. Voir l’appareil dans la vitrine ne dit donc rien de ce qu’il a le droit de faire à votre encre.

Une question précise vaut mieux qu’une heure de lecture : posez-nous la vôtre, nous y répondons en rendez-vous.

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Ce qui encadre l’appareil lui-même

Les lasers de détatouage appartiennent tous à la classe 4 des risques du matériel optique. Conséquence directe, écrite par l’avis : ils ne peuvent être achetés et utilisés que par des médecins, lesquels doivent être formés à la manipulation de ces machines et aux risques de surdosage d’énergie. L’Institut national de recherche et de sécurité publie de son côté une documentation sur les risques du rayonnement laser.

Depuis le 22 juin 2023, ces équipements relèvent aussi du règlement européen sur les dispositifs médicaux, au titre de son annexe seize qui vise les produits n’ayant pas de destination médicale prévue, et des spécifications communes fixées par un règlement d’exécution de décembre 2022.

Il n’existe en revanche pas de réglementation propre à la pratique elle-même : l’avis l’écrit sans ambiguïté, il existe des règles strictes avec les lasers, pas un texte dédié à l’acte. Ce qui l’encadre, c’est donc son statut médical et le régime de la machine, ce qui suffit déjà à savoir devant quel type d’endroit vous vous trouvez. Si vous commencez tout juste vos recherches, partez de là, et l’endroit du corps concerné n’y change rien.

Le parcours, en quatre temps

Deux chaises en bois clair face à une table basse, carnet ouvert et stylo posés, pièce vide

On vous écoute avant de traiter

La couleur de votre encre, son ancienneté, votre type de peau et ce que vous voulez obtenir changent la façon dont le médecin abordera votre tatouage. Ce premier temps est un échange, pas un acte.

Plateau métallique préparé sur une desserte : compresses sous sachet, flacon et lunettes de protection sombres

Le matériel se prépare devant vous

Protection des yeux pour toute personne présente dans la pièce, signalisation à la porte, pièces à main stérilisées : le Haut Conseil de la santé publique énumère ces précautions comme devant toutes être réunies. Vous pouvez les regarder.

Appareil laser blanc au repos sur son support, pièce à main et gaine annelée en premier plan

Le laser fragmente, votre organisme évacue

Le laser ne gomme pas l’encre. Il fragmente les particules de pigment, et ces fragments sont ensuite transportés loin de la peau par l’organisme. C’est pour cela que rien ne se juge le jour même.

Calendrier mural aux cases vierges accroché dans un couloir de cabinet, lumière rasante

L’intervalle fait partie du traitement

Le temps qui sépare deux séances n’est pas une attente administrative : c’est pendant lui que l’élimination se poursuit. C’est la donnée la plus souvent mal comprise, et nous vous la disons dès le premier rendez-vous.

Qui vous reçoit

Nous recevons à Nantes et dans les communes voisines les personnes qui veulent faire retirer un tatouage au laser. Votre parcours commence par une consultation : le médecin regarde votre encre et votre peau, puis vous dit ce qu’il envisage avant la première séance.

Vous êtes reçu dans un cabinet équipé pour cet acte, jamais dans un institut. Ce que vous ne verrez nulle part ici : une photo de résultat, une promesse d’effacement, un nombre de séances annoncé. Votre encre et votre peau se regardent de près, pas à travers un écran, et c’est le médecin qui vous le dira en consultation.

Décrivez votre tatouage en quelques lignes : c’est le point de départ de votre premier rendez-vous.

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Ce que disent les personnes que nous recevons

Ces retours portent sur l’accueil, sur les explications reçues et sur le déroulé des séances. Aucun ne parle d’un résultat : un résultat de détatouage se constate sur une peau, jamais dans un témoignage.

Quatre retours parmi les 17 recueillis. Les lire tous sur la page d’accueil.

Note de 5 sur 5

Mon frère s’était laissé tenter par une offre de détatouage sans laser vue sur les réseaux. Je l’ai emmené à une consultation ici, où on lui a expliqué ce que ces produits provoquent. Il a renoncé avant de payer, et il a commencé son parcours correctement.

B.

Le Loroux-Bottereau

Note de 5 sur 5

Chaque affirmation est appuyée sur une source officielle qu’on peut ouvrir soi-même, et on me l’a redit de vive voix en rendez-vous. Après des mois de forums douteux, cette rigueur m’a décidée.

C.

Orvault

Note de 5 sur 5

Ici, personne ne joue au docteur au téléphone. On m’a dit d’emblée que les questions de santé se traitaient en consultation, avec le médecin et devant ma peau. Cette limite posée noir sur blanc m’a mise en confiance au moment de prendre rendez-vous.

J.

Nantes

Note de 5 sur 5

Un maquillage permanent des sourcils raté depuis deux ans, et l’impression que personne ne voulait s’en occuper. On m’a expliqué pourquoi la couleur du pigment change la conduite à tenir, et on a pris le temps de regarder avant de proposer quoi que ce soit. Je me sens enfin prise au sérieux.

H.

Sainte-Luce-sur-Loire

Questions fréquentes

Le laser picoseconde est-il supérieur au laser déclenché ?

La source se prononce, et dans les deux sens. Le Haut Conseil décrit d’abord ce qu’on met en avant pour ces appareils : une douleur moindre, une guérison plus rapide, un délai plus court entre deux séquences et une efficacité sur les tatouages multicolores. Puis il ajoute, à propos de l’argument du nombre de séances : ces lasers « sont censés entrainer moins d’effets secondaires et demanderaient moins de séances pour arriver à l’effacement de ces tatouages », mais « ce discours commercial ne se retrouve pas dans notre pratique ni dans des publications scientifiques non sponsorisées ». Il note enfin que leur évaluation se poursuit, faute d’essais comparatifs contre les lasers déclenchés. Autrement dit : des avantages décrits, un argument de vente démenti, et pas de preuve comparative. Le choix revient au médecin qui a vu votre peau et votre encre, pas à l’argument le plus cher.

J’ai un tatouage vert, un appareil existe-t-il pour cette couleur ?

Oui, la source en nomme. Le laser Alexandrite nanoseconde, à 755 nm, est cité surtout pour les encres vertes, et le laser Rubis, à 694 nm, pour les encres vertes et pâles, avec la précision qu’il est très peu diffusé en France aujourd’hui. Cela ne dit rien de ce que donnera votre tatouage en particulier, ni de la durée de votre parcours : cela dit seulement qu’un appareil adapté existe, et que le choix se décide en consultation, avec votre type de peau dans l’équation.

Un institut de beauté peut-il utiliser un laser de détatouage ?

Non. Ces appareils appartiennent à la classe 4 des risques du matériel optique, et l’avis écrit qu’ils ne peuvent être achetés et utilisés que par des médecins. Le décret de mai 2024, qui a ouvert certains actes aux infirmiers diplômés d’État et aux personnes qualifiées pour exercer l’activité d’esthéticienne après formation, ne concerne que l’épilation à la lumière pulsée intense ou au laser. Le détatouage n’y figure pas, et les points de l’arrêté de 1962 sur lesquels il repose n’ont pas été touchés.

Le tatouage disparaît-il dès la première séance ?

Non, et le mécanisme explique pourquoi. Le faisceau fragmente le pigment ; ce sont ensuite les fragments qui sont transportés loin de la peau par votre organisme, progressivement. Sur le nombre de séances, aucun chiffre ne peut vous être annoncé : le seul ordre de grandeur publié par l’autorité sanitaire est un constat de déception, celui de patients qui pensaient que quelques séances suffiraient et ont dû en subir jusqu’à douze ou treize, sans compter le facteur financier. C’est un avertissement sur les attentes, pas une durée à recopier. Nous en reparlons après votre première séance, quand votre peau a répondu.

La suite

Votre tatouage, en quelques lignes

Nous vous rappelons pour fixer votre consultation. Personne d’autre ne lit votre demande, et rien ne vous engage.

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Quelques lignes suffisent : elles préparent votre consultation au centre.

N’écrivez sur votre santé que ce que vous jugez utile.

Gratuit et sans engagement. Ce que vous écrivez reste au centre, jamais sur une liste d’annonceurs.