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Faire disparaître un prénom ou un souvenir : parler du geste sans le juger

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Il y a le prénom de quelqu’un, une date, un dessin choisi à un âge où l’on décidait vite. Et il y a cette gêne particulière au moment d’en parler, comme s’il fallait d’abord expliquer pourquoi. Nous ne vous demanderons rien de tel. Voici ce que les sources publiques disent réellement du regret d’un tatouage, ce que vous pouvez demander à un médecin, et ce que la démarche fait ou ne fait pas. Rien de plus, et surtout aucun jugement.

Deux chaises en bois clair face à une table basse, carnet ouvert et stylo posés, pièce vide

Le regret n’a rien d’une exception

Commençons par le chiffre qui remet les choses à leur place. Le Haut Conseil de la santé publique reprend un travail publié dans le British Journal of Dermatology : environ 20 % des personnes tatouées regrettent au moins un de leurs tatouages. Trois fois plus souvent chez les hommes que chez les femmes, et surtout lorsque le tatouage a été fait vers 18 ans.

Le tatouage lui-même s’est largement répandu : une enquête de panel estimait qu’en 2016, 14 % des Français en portaient un, contre 10 % en 2010, et 26 % des 18-24 ans en portaient au moins un. Ces chiffres décrivent le tatouage, pas le détatouage, mais ils disent quelque chose d’utile : la question que vous vous posez, beaucoup se la posent en silence.

Ce que le silence coûte

La même source ajoute deux constats qui se lisent ensemble. Parmi les personnes qui regrettent un tatouage, moins d’une sur deux envisage un détatouage. Et actuellement, écrit l’avis, seule une petite fraction des personnes tatouées procède à des détatouages.

L’avis n’explique pas pourquoi, et il serait malhonnête de lui faire dire ce qu’il ne dit pas. On peut simplement constater qu’entre le regret et la démarche, il y a un écart considérable. Le prix, la crainte de l’acte, l’idée de devoir se justifier : chacun y met ce qu’il veut. Le fait, lui, est publié.

Vous n’avez pas à raconter votre histoire pour prendre rendez-vous

La personne qui vous recevra est un médecin. Le détatouage par laser est un acte médical réservé aux docteurs en médecine par l’arrêté du 6 janvier 1962, et l’avis décrit les praticiens du secteur comme des professionnels de santé, quasi exclusivement des dermatologues, mais aussi des médecins esthétiques et des chirurgiens plasticiens.

Cela change la nature de la conversation. Ce dont ce médecin a besoin, c’est de données : l’ancienneté du dessin, les couleurs employées, vos antécédents, une éventuelle grossesse, un trouble de la cicatrisation ou de la coagulation. Ce dont il n’a pas besoin, c’est du récit. Vous pouvez engager le retrait d’un tatouage sans jamais prononcer le prénom qui est écrit sur votre peau, et personne ici ne vous le demandera.

Tout enlever, ou seulement ce qui pèse

Beaucoup de gens croient devoir choisir entre garder et tout effacer. C’est une fausse alternative, et la source institutionnelle le confirme : certaines personnes tatouées ne veulent enlever qu’une partie de leur tatouage qui ne leur plaît plus, ou pratiquer un surtatouage pour diminuer la densité d’encre à recouvrir.

Retirer un seul mot dans une composition, atténuer une zone pour qu’un autre dessin puisse la recouvrir : ces demandes sont décrites par l’avis, pas inventées par le commerce. Elles s’exposent telles quelles au praticien, qui dira ce qui est envisageable dans votre cas après examen. Personne ne peut le faire à sa place, et surtout pas d’après une photographie.

Vous savez maintenant à quoi vous attendre. Reste à savoir ce que votre tatouage à vous permet : c’est la consultation qui le dit.

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Une démarche esthétique, parfois thérapeutique

L’avis pose dès sa définition que le détatouage peut avoir une visée esthétique ou thérapeutique. Les deux existent, et réduire toute demande à la coquetterie est une erreur de lecture assez répandue.

Il y a des situations où le dessin est associé à une période qu’on ne veut plus porter sur soi, et cela se dit au médecin en quelques mots. La distinction a aussi des conséquences concrètes, notamment sur la façon dont l’acte est traité au regard de la prise en charge, et elle vaut la peine d’être posée clairement dès le premier rendez-vous.

Ce que la démarche rend, et ce qu’elle ne rend pas

Une page honnête doit s’arrêter ici sur une limite. Le laser fragmente les particules de pigment, l’organisme les transporte ensuite loin de la peau, et il s’agit d’une élimination progressive : personne ne peut vous promettre un effacement complet, ni une peau identique à celle d’avant. L’avis mentionne d’ailleurs, parmi les complications possibles, des cicatrices souvent atrophiques qui rappellent le tatouage.

Il faut donc distinguer deux choses. La marque sur la peau relève d’un traitement médical, avec ses incertitudes. Ce qu’elle représente pour vous relève d’autre chose, et aucun appareil ne s’en occupe. Beaucoup de personnes trouvent malgré tout un soulagement réel à ne plus voir chaque matin un dessin qui ne leur correspond plus : c’est une raison suffisante, et elle n’a pas à être défendue.

Le premier geste, et rien de plus

Vous renseigner ne vous engage à rien. Comprendre le déroulement, le cadre, ce qu’il faudra dire, c’est déjà sortir de l’immobilité où beaucoup restent des années.

Si vous ne savez pas par où commencer autour de Nantes, décrivez-nous le tatouage en quelques lignes : votre premier rendez-vous commence là, et vous poserez vos questions au médecin. Rien ne se décide en ligne, et vous repartez de consultation libre de ne pas donner suite.

Un prénom, une date, un dessin d’un autre âge : le regret est documenté, la démarche est banale, et l’écart entre les deux tient souvent à une gêne dont personne ne parle. Vous n’avez ni à vous justifier, ni à tout effacer si vous n’en avez pas envie. La seule chose à préparer, ce sont les quelques questions que le médecin vous posera en consultation.

Questions fréquentes

Faut-il expliquer au praticien pourquoi on veut retirer son tatouage ?

Rien ne vous y oblige. Le médecin qui vous reçoit a besoin d’éléments médicaux et techniques : l’ancienneté du dessin, ses couleurs, l’état de votre peau, vos antécédents, les contre-indications que l’autorité sanitaire énumère comme la grossesse ou des troubles graves de la cicatrisation ou de la coagulation. La motivation n’entre pas dans cette liste. Elle peut compter dans un cas précis, par exemple quand la démarche a une visée thérapeutique, et vous en direz alors ce que vous jugez nécessaire. Le reste vous appartient, et un praticien habitué à ces demandes ne vous le réclamera pas.

Le regret d’un tatouage est-il plus fréquent chez les hommes ou chez les femmes ?

Le travail repris par le Haut Conseil de la santé publique donne une indication nette : le regret d’au moins un tatouage concerne environ une personne tatouée sur cinq, et il est trois fois plus fréquent chez les hommes que chez les femmes. Il apparaît surtout lorsque le tatouage a été réalisé vers 18 ans. Ces proportions décrivent une population, jamais une trajectoire individuelle, et elles ne disent rien de ce qu’il convient de faire. Elles servent surtout à désamorcer une idée fausse : la personne qui pousse la porte d’un cabinet pour cette raison n’a rien d’un cas isolé.

Qui vous reçoit

Nous recevons à Nantes et dans les communes voisines les personnes qui veulent faire retirer un tatouage au laser. Votre parcours commence par une consultation : le médecin regarde votre encre et votre peau, puis vous dit ce qu’il envisage avant la première séance.

Vous êtes reçu dans un cabinet équipé pour cet acte, jamais dans un institut. Ce que vous ne verrez nulle part ici : une photo de résultat, une promesse d’effacement, un nombre de séances annoncé. Votre encre et votre peau se regardent de près, pas à travers un écran, et c’est le médecin qui vous le dira en consultation.

La suite

Ce guide s’arrête là où votre cas commence

Tout ce qui précède est ce qu’une source publique permet d’écrire. Le reste dépend de votre encre et de votre peau : décrivez-les, nous vous recevons.

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Quelques lignes suffisent : elles préparent votre consultation au centre.

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